Alimentation et performance au travail

Cet article a été publié dans le quotidien Le Temps le 28 novembre 2014.

En Suisse, un homme sur deux est en surpoids à partir de 35 ans. Ce chiffre passe à 60% après 65 ans d’après l’Office fédéral de la statistique*. Les Suisses prennent du poids mais ils font aussi plus d’activité physique qu’avant, d’après l’étude de santé 2012*. « C’est vrai, les gens bougent plus aujourd’hui, mais ils mangent mal -trop sucré et trop gras- et en trop grande quantité, donc ils continuent de grossir, commente encore Ellen Kocher. L’influence de nos modes de vie : les voyages, le stress, le manque de temps, font aussi qu’on s’alimente moins bien ».

Quand on la rencontre, difficile d’imaginer qu’Ellen Kocher avait 21 kilos en trop il y a 10 ans. Sportive et dynamique, cette économiste, ex-consultante chez KPMG, a longtemps travaillé à la restructuration des banques. «Je les faisais maigrir» ironise la suisse-américaine qui a changé de métier après avoir changé de silhouette.

Désormais consultante en nutrition et hygiène de vie auprès des cadres, Ellen Kocher compare volontiers l’alimentation à l’économie : «Dans la gestion de l’entreprise, on apprend à aligner l’offre avec la demande. C’est la même chose pour l’alimentation : il faut trouver l’équilibre entre l’entrée et la dépense énergétique.» Ellen Kocher rappelle que cette prise de conscience alimentaire au travail vient des Etats-Unis, où ce sont les entreprises qui payent directement l’assurance maladie des employés. «Elles ont donc tout intérêt à s’impliquer dans la santé de leurs collaborateurs. Certaines primes santé américaines sont même indexées sur le poids : plus le salarié dépasse son poids de santé, plus son assurance coûtera cher. »

Découvrez l’intégralité de cet article sur le site internet du journal LE TEMPS.

Le Bon Jus