Data food : L’essor des bases de données alimentaires

Après le lancement réussi d’Openfood en Suisse incubé par l’EPFL, l’école concurrente : l’EPFZ réplique en lançant sa propre base de données : valeurs nutritives.ch Laquelle est la meilleure ?

Incubé par l’EPFL, Openfood Suisse reprend le modèle d’Openfood Network : ce sont les citoyens volontaires du pays qui scannent les code-barres et/ou les étiquettes des aliments qu’il achètent dans le commerce, avant de les envoyer sur le site openfood (en open data ou données libres de droits). Cette base de données ouverte et gratuite, fonctionne donc sur la bonne volonté collaborative des citoyens helvétiques.

Lancé en novembre 2016, Openfood Suisse compte aujourd’hui plus de 16 800 produits dans sa base de données. Un bon démarrage (la version française baptisée OpenFood Facts recense autour de 100 000 produits).

Techniquement incubé par l’EPFL sur le campus Biotech de Genève, Openfood Suisse est un projet « cousin » de FactFood.org, les 2 sites poursuivent le même objectif : fournir au grand public une information gratuite et surtout indépendante dans le domaine de l’alimentation. Tous deux sont financés par la fondation norvégienne Kristian Gerhard Jebsen Foundation.

Au même moment à Bern, la confédération et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (l’OSAV) développent de leur côté un projet similaire : la base de données suisse des valeurs nutritives . Cette base de données alimentaire et gratuite a été techniquement réalisée par l’EPFZ, l’école polytechnique fédérale de Zurich. Avec 10 600 aliments recensés en 19 catégories, l’arborescence de Valeurs Nutritives est plus « profonde » et affiche un caractère volontairement scientifique. Sans doute plus austère dans sa communication, Valeurs Nutritives est un bon complément d’Openfood et reflète le dynamisme citoyen du secteur agro-alimentaire.

 

C.Nivez

Le Bon Jus