Les super-riches de Singapour

Il n’y a pas de classe moyenne à Singapour. D’un côté, l’immense classe des employés et des ouvriers, originaires des pays d’Asie du sud-est et du sous-continent indien. De l’autre, la classe réduite des « riches » (estimée à 20%) : les cadres bancaires, expatriés, entrepreneurs et surtout les millionnaires. Une étude de CapGemini et la Royal Bank of Canada estime que 101 000 résidents singapouriens avaient une capacité d’investissement supérieure à 1 million de dollars (US) en 2012. Leur fortune agrégée représentait 489 milliards de dollars (US).

Reflet de ce clivage social, le genevois Frédéric De Senarclens fondateur de la galerie « Art plural » à Singapour, constate :

Il est plus simple de vendre un tableau à 100 000 dollars qu’un tableau à 20 000 dollars (singapouriens). Car la classe moyenne ici n’existe pas. Seule l’élite des super-riches achète de l’art à Singapour. Mais c’est une question de temps pour qu’une clientèle middle-class supérieure se développe ».

Ci-dessus : un tableau de l’artiste Tian Taiquan exposé à la galerie Art Plural. llustration d’ouverture en haut de cette page : tableau de l’artiste Qiu Jie. Né à Shanghaï, il vit et travaille à Genève. Ses oeuvres sont régulièrement exposées à Singapour à la galerie Art Plural.

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