« L’expérience de santé parfaite » : les 10 conseils d’un précurseur

Norman WalkerL’histoire de Luigi Cornaro est intéressante à plusieurs titres : la nutrition comme l’histoire. Riche italien, cet homme était de son propre aveu un jouisseur colérique et excessif, qui buvait trop et mangeait trop. A 37 ans, alité et gravement malade (fièvres, goutte, problèmes digestifs), il prend conscience que ses jours sont comptés et change radicalement de vie. Il décide alors de vivre une « expérience de santé parfaite » en changeant d’alimentation. Et en une année, le voilà guéri !

Nous sommes en 1505 à Padoue en Italie.

Luigi Cornaro mourra finalement à l’âge de 99 ans (en 1566) à une époque où l’espérance de vie dépassait à peine les 45 ans pour les plus chanceux. Autant dire qu’il devait être une curiosité vivante pour ses contemporains. Il passera le restant de sa vie à développer une approche alimentaire fondée sur la tempérance et la continence (l’abstention), la frugalité et l’écoute de son corps.

Se sentant encore « vert » et plein de vitalité, Luigi Cornaro entreprend d’écrire à 83 ans, plusieurs traités de diététique. Il est l’auteur au total de 4 traités –le dernier écrit à l’âge de 95 ans- tous regroupés aujourd’hui sous le titre de « Longue vie, Bonne santé, les conseils d’un centenaire » aux éditions Payot. Son« Traité de la vie sobre » est si puissant, qu’il fait encore sens aujourd’hui, 5 siècles plus tard.

Sa lettre « sur les bienfaits de la sobriété » ou encore ses « conseils aux personnes en santé sur la vie sobre » me rappellent les cures de jus que j’ai expérimentées ces derniers mois.

Voici quelques-uns des conseils de ce précurseur de la diététique :

  • Ne jamais satisfaire son estomac jusqu’à la satiété.
  • Qui ménage son estomac ménage sa santé.
  • S’abstenir de ce que l’on digère mal
  • Ne s’exposer ni au chaud ni au froid
  • Ne point se priver de soleil
  • S’abstenir des grosses fatigues
  • Ne pas se laisser abattre par les deuils
  • S’observer soi-même et consigner quotidiennement ses observations sur la santé.
  • Se purger au moins 2 fois par année (hydrologie du côlon aujourd’hui) et se délivrer par là, de toute mauvaise humeur

Luigi Cornaro écrivit encore : « La sobriété enseigne au riche la modération. Au pauvre, l’économie. A l’homme la continence, à la femme la pudeur. La sobriété purifie les sens. Et donne légèreté au corps. Vivacité à l’intelligence et ténacité à la mémoire. »

Ce « bon gouvernement du corps » tel que pratiqué par Luigi Cornaro n’exclut en rien l’alcool et le bon vin, dont il absorbait quotidiennement 14 onces (soit 400 grammes). Un régime qu’il qualifie de « divine sobriété ». On ne peut qu’approuver !

 

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Le Bon Jus