Livre Sapiens : la fin des croyances alimentaires

L’excellent livre Sapiens expose une vision iconoclaste unique de l’histoire de l’humanité et son évolution. Une histoire où l’alimentation tient évidemment un des tout premiers rôles. Pour survivre et se multiplier, notre espèce a d’abord dû s’alimenter.sapiens-couverture

L’auteur de Sapiens, Yuval Noah Harari, érudit professeur d’histoire à l’université hébraïque de Jérusalem, remet en cause toute une série de croyances culinaires.

Vous pensiez que la tomate et les pâtes sont des produits typiquement italiens ? Ou que le chocolat chaud est une invention suisse ? Vous vous trompez.

« Jules César n’a jamais enroulé de spaghettis à la sauce tomate autour de sa fourchette » écrit Harari. Tout comme « Guillaume Tell n’a jamais goûté au chocolat ».

Ces produits, dont les pays revendiquent le caractère local et traditionnel sont en réalité issus de la mondialisation. C’est parce que nous avons pu transporter le cacao d’Afrique en Europe que nous mangeons aujourd’hui du chocolat en Suisse. Chocolat que les années et l’usage ont transformé en spécialités locales.

A l’échelle de l’histoire de l’humanité (100 000 ans et plus…), le chocolat que nous aimons tant en Suisse (chaque suisse en consomme 11 kilos par an) est une jeune invention.

Dans le même ordre d’idée, vous pensiez peut-être que l’or était une monnaie très ancienne… ? Encore non.

tomate-pizza-le-bon-jusEn 1519, quand les conquistadores envahissent le Mexique, ils constatent que la monnaie la plus utilisée est un aliment : des graines de cacao (sacré chocolat).

Un peu plus au sud du Mexique, un autre aliment : la graine de chia, était considéré comme précieux, car cette petite graine, facile à transporter, permettait de survivre pendant des jours dans la forêt, sans aucun autre apport alimentaire. Le chia, très à la mode aujourd’hui, est l’aliment le plus riche au monde en oméga 3, et a donné son nom à la région mexicaine du Chiapas.

Mais bien avant cela, il y a plus de 2000 ans, en Italie, les légionnaires romains étaient payés avec du sel. Le mot « sel » est d’ailleurs à l’origine d’un mot qui nous est cher aujourd’hui : le « salaire ». La richesse pour l’homme n’est donc pas tant sur son compte bancaire que dans son bol alimentaire.

 

 

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Le Bon Jus